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Sexe et chemsex

Mis à jour le 19/01/2026 | Publié le 25/07/2019

Définition du chemsex

Le mot chemsex vient de « chemicals » (produits de synthèse) et « sex », ce qui correspond à l’usage de drogues dans un contexte sexuel avec des objectifs liés à ce contexte tels que :

  • Avoir de meilleures performances sexuelles
  • Se désinhiber, se décomplexer, briser les tabous sexuels
  • Pour favoriser ou améliorer les rapports sexuels
  • Repousser les limites de la fatigue
  • Augmenter son désir sexuel, avoir une envie de sexe sans limite.

Tous les produits peuvent être utilisés, à commencer par l’alcool, mais dans le contexte du chemsex, certains sont particulièrement recherchés comme le GHB/GBL, les cathinones, la métamphétamine ou la kétamine.

Quand des cathinones, ou produits psychostimulants, sont injectés par voie intraveineuse pour un effet rapide et intense, on parle de slam.

Vous utilisez des produits quand vous avez des relations sexuelles et vous avez besoin d’aide ?

Vous pouvez contacter Sida Info Service pour vous aider à faire le point sur votre situation.

Vous pouvez aussi solliciter Drogues Info Service pour faire le point sur votre consommation.

L’association AIDES a également mis en place un n° d’urgence disponible 24h/24 pour les chemsexeurs. Vous pouvez laisser un message WhatsApp au 07 62 93 22 29.

Qui pratique le chemsex ?

En France, la pratique du chemsex est repérée depuis le début des années 2000 et se diffuse surtout à partir de 2010 au sein de la communauté gay.

Selon une étude de Santé publique France, environ 20% des usagers de la PrEP seraient chemsexeurs, ce qui montre que ce n’est pas un phénomène marginal parmi certains publics.

L’étude ERAS 2021 a également montré que 22% des HsH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes), séropositifs au VIH pratiquent le chemsex.

Produits utilisés

Les produits cités le plus souvent sont le GHB/GBL, les cathinones, la métamphétamine et la kétamine, avec un marché qui évolue vite et un accès facilité par Internet.

À l’inverse, des produits comme la cocaïne, le cannabis, l’ecstasy ou le poppers ne sont généralement pas considérés comme « produits chemsex » par les personnes qui pratiquent, même s’ils peuvent aussi être utilisés dans des contextes sexuels.

Risques du chemsex pour la santé

Pour les personnes vivant avec le VIH les risques ne sont pas spécifiques à part :

  • le risque de ne plus prendre correctement son traitement
  • le risque d’interaction de certains produits avec le traitement (sur ou sous-dosage).

Pour s’informer sur les interactions entre les antirétroviraux et les produits, on peut consulter :

Certains risques peuvent être liés à une addiction dont les personnes ne sont pas toujours bien conscientes (le fameux « ça va, je gère »). Il ne faut pas non plus négliger les risques d’overdoses qui peuvent être liés à la composition assez aléatoire des produits.

Enfin chez des personnes souvent très fragiles sur le plan psychologique, il existe des risques lors de descentes problématiques, avec aussi d’éventuels épisodes paranoïaques, sans compter le risque suicidaire très présent.

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