La capote a craqué
La conduite à tenir après un accident de préservatif dépend d’un facteur principal : le niveau de votre charge virale (CV). Ce guide explique les différents cas de figure et les démarches à suivre.
Votre charge virale est indétectable : aucun risque de transmission
Lorsqu’une personne séropositive au VIH bénéficie d’un suivi régulier, prend son traitement correctement et n’a pas d’infection sexuellement transmissible (IST), sa charge virale est généralement indétectable. C’est ce que l’on appelle le Treatment as Prevention (TasP).
Dans ce cas, la transmission du VIH lors d’un rapport sexuel sans préservatif avec un-e partenaire séronégatif-ve est impossible. C’est le principe du indétectable = intransmissible (I = I).
Si votre charge virale est indétectable, un accident de préservatif ne présente donc pas de risque de transmission pour votre partenaire.
Vous avez un doute sur votre charge virale
Certaines situations peuvent faire remonter une charge virale : la présence d’une IST, une observance moins régulière du traitement, ou un suivi médical espacé. Dans ces cas, un doute existe et le préservatif reste nécessaire pour éviter une transmission du VIH.
Si un accident de préservatif survient alors que votre charge virale n’est pas confirmée comme étant indétectable, deux situations se présentent selon le statut de votre partenaire.
Votre partenaire est sous PrEP
La PrEP (prophylaxie pré-exposition) est un traitement préventif que les personnes séronégatives peuvent prendre pour réduire le risque de contamination par le VIH. Si votre partenaire suit correctement sa PrEP (à la demande ou en continu), le risque de contamination est écarté.
Votre partenaire n’est pas sous PrEP
Si le préservatif a craqué ou n’a pas été utilisé, un risque de transmission du VIH existe. Il est alors essentiel que votre partenaire se rende le plus rapidement possible et au maximum dans les 48 heures suivant le rapport, au service des urgences de l’hôpital le plus proche pour bénéficier d’un traitement post-exposition (TPE).
Ce traitement vise à empêcher le virus de s’installer durablement dans l’organisme et réduit ainsi le risque de contamination.
Passé ce délai de 48 heures, le traitement d’urgence n’est plus proposé : chaque heure compte.
Points à connaître :
- Accompagnement : si vous le pouvez, accompagnez votre partenaire aux urgences. Cela facilite l’évaluation du risque par le médecin, qui décide de la mise sous traitement notamment en fonction de votre charge virale.
- Durée : le traitement dure 4 semaines. Il doit être suivi jusqu’au bout pour être pleinement efficace.
- Coût : le traitement lui-même est gratuit et sans avance de frais. Les consultations et examens associés sont remboursés selon les modalités habituelles (Sécurité sociale, CMU, AME, mutuelle).
Si le TPE n’est pas proposé
Le médecin peut estimer que le traitement post-exposition n’est pas nécessaire. Il indiquera alors s’il est utile de réaliser un test de dépistage, à quel moment le faire, et quelles précautions adopter en attendant le résultat.
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