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Me faire vacciner contre la COVID-19 ?

Mis à jour le 20/07/2021 | Publié le 22/01/2021

Les personnes qui vivent avec le VIH (PVVIH) dont le taux de CD4 est supérieur à 200/mm3 ne sont pas plus à risque de contamination par la COVID-19, ni de complications en cas de contamination. Si, selon certains spécialistes, le VIH pourrait être un facteur de risque indépendant, associé à une augmentation de la mortalité, les données actuelles restent très hétérogènes.

Un taux de CD4 inférieur à 200/mm3 et/ou une charge virale non contrôlée sont considérés comme un risque de développer des formes graves de la COVID-19.

Les PVVIH sont-ils prioritaires pour le vaccin contre la COVID-19 ?

Pour la Haute Autorité de Santé, les personnes vivant avec le VIH qui ont une bonne immunité (CD4 supérieurs à 200/mm3) ne sont pas prioritaires, sauf en cas de co-morbidités et selon les mêmes critères d’âge que les personnes non infectées.

Pour les PVVIH qui ont des CD4 inférieurs à 200/mm3, la vaccination n’est pas recommandée actuellement : le vaccin ne leur ferait pas courir un risque particulier mais il pourrait ne pas être efficace. En effet, ces personnes pourraient ne pas fabriquer les d’anticorps protecteurs en raison de leur immunodéficience.

À ce stade, on ne possède pas de données sur l’efficacité du vaccin COVID-19 chez des personnes immunodéprimées qui restent exposées à un risque de mortalité important en cas de contamination par le SARS-CoV-2. Le seul risque possible serait l’inefficacité du produit.

En résumé : quel que soit le niveau de leur immunité, aucune contre-indication de principe n’est actuellement opposable à la vaccination des PVVIH.
C’est pourquoi, l’Académie nationale de médecine recommande :

  • d’inclure les PVVIH parmi les populations vulnérables devant bénéficier dès que possible de la vaccination, sans considération d’âge ;
  • de confier l’indication et le suivi de cette vaccination au médecin référent ;
  • de réaliser les études cliniques permettant de mieux connaître l’efficacité et l’innocuité des vaccins anti-SARS-CoV-2 en fonction du déficit immunitaire des patients.

Les essais déjà menés ont inclus des PVVIH mais en petit nombre : 120 personnes pour Pfizer/BioNTech et 176 pour Moderna. Aucun problème n’a été signalé.

RAPPEL

• seuls les vaccins à base de virus vivants atténués peuvent être dangereux chez les PVVIH : les vaccins contre la rougeole, oreillons, rubéole, fièvre jaune, varicelle, dengue, vaccin oral contre la poliomyélite sont indiqués uniquement si les CD4 sont supérieurs à 200/mm3 ; le BCG (vaccin contre la tuberculose) est contre indiqué quel que soit le taux de CD4 ; tous les autres vaccins sont indiqués pour le PVVIH, quel soit leur niveau de CD4.

• les vaccins à ARNm contre la COVID-19 ne contiennent aucune protéine du SARS-CoV-2.

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