news
Lecture : 3 minutes

Aids 2026 : l’annonce de traitements simplifiés

Des bonnes nouvelles en clôture de la conférence

Publié le 05/08/2026

La conférence AIDS 2026 vient de se terminer avec son lot de bonnes et de mauvaises nouvelles.Parmi les bonnes, la promesse d’un nouveau médicament en un comprimé unique, associant deux molécules : islatravir et lenacapavir. Ce traitement pourrait permettre de contrôler le virus aussi bien que les traitements quotidiens actuels.

Un comprimé par semaine

Le comprimé unique associe deux molécules : l’islatravir (un Inhibiteur Non Nucléosidiques de la Translocation de la Transcriptase Inverse ou INTTI) et le lenacapavir (un inhibiteur de capside du VIH avec une très longue durée d’action).

Ce traitement a été développé conjointement par les laboratoires Gilead et Merck. Il est destiné aux adultes déjà sous traitement antirétroviral et dont la charge virale est indétectable, qui pourraient ainsi passer d’une prise quotidienne à une prise hebdomadaire.

Des résultats rassurants

Deux grandes études de phase 3 (ISLEND-1 et ISLEND-2) ont suivi des adultes déjà sous traitement et dont la charge virale était indétectable. Après 48 semaines :

  • Plus de 93% des participants sous comprimé hebdomadaire conservaient une charge virale < 50 copies/mL, un taux équivalent à celui des personnes restées sous traitement quotidien,
  • Aucun échec virologique (charge virale ≥ 50 copies/mL) n’a été observé dans le groupe hebdomadaire, contre 0,3% dans le groupe Biktarvy,
  • Le traitement a été bien toléré, sans effet indésirable grave lié au médicament.

Pourquoi c’est important ?

Pour les personnes vivant avec le VIH, passer d’une prise quotidienne à une prise hebdomadaire pourrait :

  • Réduire la charge mentale liée au traitement,
  • Améliorer la qualité de vie et l’adhésion au traitement à long terme,
  • Offrir une alternative orale aux injections à action prolongée, déjà disponibles mais moins accessibles dans certains pays.

Quelles sont les perspectives pour ce traitement ?

Les autorités sanitaires examineront ces données pour une éventuelle autorisation de mise sur le marché (AMM). Des études complémentaires à 96 semaines et en conditions réelles permettront de confirmer la durabilité et la sécurité de ce schéma sur le long terme.

En attendant, cette avancée ouvre la voie à un traitement du VIH plus simple, plus flexible, et potentiellement plus facile à vivre au quotidien.

Vous avez des questions ?

téléphone

LIVECHAT

E-MAIL

FORUM