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Héroïne
10/01/2008

Les risques d’interactions potentielles entre antirétroviraux et héroïne sont exactement les mêmes qu’avec la morphine, c’est à dire qu’on manque vraiment d’études précises sur ce sujet. Barbara Broers, chef de clinique, responsable de recherche à la Division d’abus de substance de Genève, a très clairement expliqué un des interêts majeurs de la prescription d’héroine pour des patients séropositifs au VIH et/ou hépatites : “Il n’y a jamais eu d’études formelles mais, pour ce que nous en savons, il y a extrêmement peu d’interactions médicamenteuses avec l’héroïne. Il y en a nettement moins qu’avec la méthadone. Nous avons mesuré les paramètres immunologiques d’une dizaine de patients à l’inclusion dans le programme, à 6 mois et à 12 mois, et nous n’avons trouvé aucune modification. L’héroïne n’a donc aucun impact sur l’immunité et, cliniquement, ces patients vont beaucoup mieux. En effet, l’héroine pure n’est pas métabolisée par le foie, donc elle ne risque quasiment pas de créer d’interactions avec la prise de traitements chroniques. De plus, il n’y a pas d’effets de l’héroine pure sur l’immunité qui soient documentés dans notre centre, sur un suivi de plusieurs années, pour un total de 1 700 patients.” Il est facile de conclure, que pour l’héroine, comme pour la plupart des drogues de rue, le manque de possibilité d’analyses des produits de coupe empêche une prévention efficace des risques d’interactions entre ces produits et d’autres traitements, comme les ARV. Voir aussi sur les sites suivants : - Actions Traitements - Act-Up - CPAVIH, p.6-13 - Catie

Source : Interactions between recreational drugs and antiretroviral ; Antoniou T., Tseng L., Ann. Pharmacother., 2002, 36, 15981613

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