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Cocaïne
10/01/2008

Il n’existe pas d’étude décrivant les interactions entre cocaïne et antirétroviraux. Théoriquement, l’inhibition de CYP 3A4, pourrait augmenter la concentration de cocaïne, mais de façon peu marquée puisque la voie métabolique sollicitant l’intervention du CYP 3A4 est minoritaire. Une exception concerne les personnes déficientes pour la cholinestérase, nécessaire à la 2ème voie métabolique de la cocaïne, dont la concentration chez ces patients pourrait devenir importante et éventuellement toxique, puisqu’ils leur manquent l’enzyme complémentaire nécessaire à éliminer ce surplus de métabolites de cocaine. Cependant, si l’inhibition de CYP 3A4 par la prise de certains antirétroviraux, comme le NORVIR ® (ritonavir), pourrait être “théoriquement” une protection contre l’hépatotoxicité de la cocaïne, l’inverse peut également être vrai. Ainsi, l’induction de CYP 3A4 par la VIRAMUNE ® (névirapine) ou le SUSTIVA ® (efavirenz) pourrait conduire, lors de la prise de cocaïne, à une surproduction de norcocaïne avec, à la clef, un risque de toxicité hépatique beaucoup plus important. Il apparaît clairement qu’il faut absolument que des études soient faites sur ce sujet. Voir aussi sur les sites suivants : - Actions Traitements - Act-Up - CPAVIH, p.6-13 - Catie

Source : Interactions between recreational drugs and antiretroviral ; Antoniou T., Tseng L., Ann. Pharmacother., 2002, 36, 15981613

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