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Drogues et antirétroviraux
10/01/2008

Il existe des interactions entre certains médicaments utilisés dans les trithérapies et les drogues, mais aussi avec toute une série de médicaments.

Est-il nécessaire de rappeler que prendre des drogues n’est bon pour personne, surtout lorsque l’on sait que la plupart du temps on risque de prendre des produits qui s’apparentent davantage à du poison qu’à ce qu’on croit acheter : par exemple vous ne trouverez pas deux ecstasys de la même composition, idem pour la cocaïne ou l’héroïne et les amphétamines...

Certains des médicaments utilisés dans la trithérapie, telles que les antiprotéases et les analogues non nucléosidiques, VIRAMUNE ® (Névirapine), SUSTIVA ® (Efavirenz), sont tous des médicaments métabolisés (transformés et éliminés) par le foie.

Ils sont souvent en compétition ou en interaction avec beaucoup d’autres produits dont tous les dérivés opiacés, les amphétamines, l’alcool et plein de médicaments légaux tels que les antidépresseurs, les tranquillisants, les somnifères, certains anti-tuberculeux, certains anti-fongiques, certains antibiotiques, les pilules contraceptives...

La prise d’alcool et de drogues est également un facteur qui accentue la mauvaise observance de la prise de traitement car l’état de conscience peut être altéré.

La prise de drogues illicites, même de façon "récréative" peut conduire au décès. En Grande-Bretagne, en Hollande et en France des personnes sont mortes suite à une prise d’ecstazy ou d’héroïne lors d’une soirée, dans des quantités tout à fait « raisonnables » par rapport à ce qu’ils prenaient d’habitude et à ce que leurs copains avaient pris en même temps qu’eux, car leur trithérapie comportait une antiprotéase. A cause de l’effet inhibiteur des antiprotéases sur le foie qui empêche l’élimination des autres produits, ces personnes se sont trouvées en overdose.

Attention avec les produits de substitution pour lesquels, selon les individus, il peut y avoir surdosage. De plus, tous ces produits chargent le foie et rendent plus difficiles la tolérance des médicaments anti-VIH.

Pour les personnes porteuses d’hépatites chroniques B ou C, et aussi pour les personnes co-infectées par une hépatite et le VIH, les risques sont encore plus importants.

Voir aussi sur les sites suivants :
- Actions Traitements
- Act-Up
- CPAVIH, p.6-13
- Catie

Source :
Interactions between recreational drugs and antiretroviral ; Antoniou T., Tseng L., Ann. Pharmacother., 2002, 36, 15981613

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