info printer
Cannabis (THC)
10/01/2008

Considérant l’utilisation généralisée du THC (inhalation et ingestion) afin de stimuler l’appétit et de contrôler les nausées et vomissements et l’absence d’études indiquant l’existence d’effet secondaires délétères liés à la prise concomitante de THC et d’antiprotéases, il ne doit pas exister d’interaction significative lorsque le THC est utilisé en quantité modérée. Les usagers de cannabis débutant une thérapie antirétrovirale doivent être informés d’une possible accentuation des effets du THC. Ils peuvent donc alors réduire les doses prises, sans ressentir pour autant un changement au niveau de l’effet recherché. L’impact du THC sur la phamacocinétique de CRIXIVAN ® (indinavir, IP) et de VIRACEPT ® (nelfinavir, IP) a été évalué au cours d’un essai randomisé versus placébo (patients stabilisés par ARV, à base de CRIXIVAN ® (Indinavir) ou de VIRACEPT ® (nelfinavir), recevant du THC, soit en cigarettes dosées à 3,95% de THC, soit en capsules à 2,5 mg de THC, soit avec un placébo, chacun 3 fois par jour). Il a été observé une réduction significative de la concentration maximale d’indinavir(-14%) et du M8, le métabolite actif de VIRACEPT ® (nelfinavir) (-18%), lorsque le THC est fumé. Les conséquences cliniques à long terme sont négligeables en particulier depuis l’introduction des traitements “boostés” par antiprotéase. Voir aussi sur les sites suivants : - Actions Traitements - Act-Up - CPAVIH, p.6-13 - Catie

Source : Interactions between recreational drugs and antiretroviral ; Antoniou T., Tseng L., Ann. Pharmacother., 2002, 36, 15981613

Partager cet article Partager sur facebook