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Quels sont les risques de transmission à l’enfant ?
14/01/2008

Si le père est séropositif

La transmission du VIH au nouveau-né ne se fait que si la mère est elle même porteuse du VIH.

Dans le cas où un homme séropositif fait un enfant avec une femme séronégative, l’enfant ne sera pas contaminé, à condition que le père n’ait pas transmis le VIH à la mère de l’enfant, par exemple lors du rapport sexuel qui a conduit à la grossesse.

Si la mère est séropositive

La prise en charge thérapeutique par ARV permet de réduire le risque de transmission de 20% à 2%.

La transmission mère / enfant (TME), en l’absence de prise en charge, est estimée à :
- 20 à 25% pour le VIH1, sans différence en fonction du sous-type
- 1 à 4% pour le VIH2.

Sous traitement, le taux de transmission est de l’ordre de :
- 6% sous RETROVIR ® seul
- 1% sous RETROVIR seul avec césarienne programmée
- 1,6% sous RETROVIR ® + EPIVIR ® (ou COMBIVIR ®)
- 1% sous trithérapie avec Inhibiteur de protéase.

Les éléments qui favorisent la transmission sont :
- en premier lieu la charge virale plasmatique (le risque est multiplié par 2 si CV > 10 000 copies [4log])
- CD4 < 200
- manifestations cliniques du sida.
- facteurs obstétricaux : prématurité, rupture prolongée des membranes…
- allaitement (augmente de 10 à 15% le risque de TME)

La diminution des risques de transmission de la mère à l’enfant dépend d’une bonne prise en charge de la grossesse car il s’agit d’une grossesse à risque médical (voir Comment la grossesse est-elle suivie ?).

La réduction de la charge virale de la mère pendant la grossesse est primordiale.

Lorsque cela sera possible, l’allaitement sera évité ou réduit dans le temps afin de limiter la transmission après l’accouchement.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le Rapport sur la prise en charge des personnes infectées par le VIH, 2006, dit Rapport Yeni pp 89-122

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