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Les Inhibiteurs de la Protéase (IP ou anti-protéases)
6/08/2019

Au cours d’un repas pour tous

L’apparition des inhibiteurs de la protéase est à l’origine des trithérapies modernes. Les premiers médicaments de cette classe ont permis la réduction très rapide de la mortalité liée au sida et le recul des maladies opportunistes à partir de 1996. Ce sont des médicaments essentiels dans le traitement de l’infection par le VIH, puissants, et moins sujets à la résistance du virus. Ils sont donc à la base des trithérapies, en particulier lorsque la situation initiale est grave (charge virale élevée, CD4 bas, maladie opportuniste en cours).

Les inhibiteurs de la protéase peuvent être à l’origine d’effets secondaires. Cependant les médicaments de seconde génération, les plus utilisés aujourd’hui, sont beaucoup mieux tolérés que les premières molécules. Les effets secondaires immédiats les plus fréquents sont digestifs (diarrhées, nausées). Ils sont impliqués dans les dystrophies (redistribution des graisses) et les troubles métaboliques (élévation des graisses ou du sucre dans le sang, responsables d’une augmentation du risque cardio-vasculaire).

Les inhibiteurs de la protéase se prennent habituellement en association avec du NORVIR ® (Ritonavir). Ce médicament, qui est lui-même un inhibiteur de la protéase, est prescrit à très faible dose car il est capable de potentialiser de manière très importante l’action des autres IP. Le KALETRA ® (qui contient déjà du NORVIR ®) se prend seul (en association avec 2 INTI ou avec un INTI et un INNTI).

Les inhibiteurs de la protéase, en particulier le ritonavir, sont à l’origine de nombreuses interactions médicamenteuses. Lorsqu’on prend un traitement contre le VIH, il est important de toujours le signaler au médecin afin que celui-ci puisse adapter ses prescriptions.

- REYATAZ ® Atazanavir
- PREZISTA ® Darunavir
- TELZIR ®Fosamprenavir
- KALETRA ® Lopinavir et Ritonavir
- APTIVUS ®Tipranavir

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