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Je suis en détention
10/01/2018

Il n’a jamais été bon d’être malade et incarcéré. Être séropositif est une difficulté en plus.

Il est vrai que la prise en charge médicale en prison s’est améliorée depuis la réforme de 1994, mais les conditions d’incarcération varient beaucoup suivant les lieux d’incarcération et le régime pénal (prévenu ou condamné) auquel on est soumis.

Il est difficile de partager sa cellule avec un ou plusieurs détenus. Il y a la promiscuité, les sanitaires sans séparation, l’absence d’intimité ou d’espace de stockage pour les médicaments. La qualité du sommeil, la possibilité de faire de l’exercice physique, le moral ne sont pas toujours au rendez-vous…

Continuité thérapeutique

La continuité thérapeutique au cours du parcours judiciaire et pénitentiaire pose parfois problème : une personne interpellée n’aura pas forcément sur elle ses médicaments pour la durée de la garde à vue ou, le cas échéant, son ordonnance.

L’accès aux traitements, les examens nécessaires, le suivi des patients séropositifs se font dès l’arrivée en détention, à la « visite arrivant » dans les heures qui suivent l’incarcération. La décision de la prescription revient au médecin prescripteur et, de fait, en arrivant en détention, on change de médecin prescripteur. On se retrouve suivi par l’USMP de son lieu de détention.

Dans votre intérêt, il est conseillé de signaler au médecin tout problème médical ou traitement en cours pour un meilleur suivi durant l’incarcération.

La relation entre le patient et le soignant est soumise au secret médical.

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